Très intéressant article de Christian Lanier, ce matin dans le Progrès :
Les banderoles et les sifflets ont accueilli les joueurs de l'

contre Boulogne. Une situation nouvelle et difficile à gérer pour le club / Stéphane Guiochon
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Les banderoles et les sifflets ont accueilli les joueurs de l'

contre Boulogne. Une situation nouvelle et difficile à gérer pour le club / Stéphane Guiochon
L'affiche

-Boulogne aura fait éclater le malaise existant actuellement entre les joueurs lyonnais et leurs supporters.
Le club olympien a très mal vécu les sifflets et quolibets adressés à certains joueurs et à l'entraîneur Claude Puel. Ces vociférations sont venues en majorité de la frange considérée comme la plus fidèle, celle, qui lors du match contre Rennes eut droit à son nom et son emblème sur le maillot lyonnais, une première…
Pourquoi une telle cassure ?
Le fait d'accueillir Boulogne en qualité de 9ème fut la goutte d'eau de trop. Il fallait que ça sorte. La crainte de ne rien gagner cette saison est devenue insupportable aux yeux de ceux ayant connu les « sept glorieuses », et un doublé en 2008.
À cela, on ajoutera un élément. À trop se protéger, se fermer, limiter les accès, réduire les entraînements publics, l'

s'est coupé en partie de ses vieux amoureux, des hommes ayant grandi avec l'écusson sur le cœur, des anciens de Gerland comme on les appelle. La chaleur ne s'achète pas.
Alors qu'importe huer un joueur puisqu'on ne le connaît pas. Si l'on savait qu'il s'agit en fait du plus sympatique des hommes, une passe ratée ne serait en soi pas bien grave !
Il y a pratiquement 25 ans, le 5 janvier 1985, l'

alors en D2 se fit éliminer de la Coupe de France au stade du 8ème tour, à Gerland, 4-3 face à Alès (avec 4 buts de Guidimard!). Aujourd'hui ce serait un cataclysme.
À l'époque, les grincheux étaient au restaurant ou au cinéma et les 10 842 spectateurs présents au stade considérant les joueurs comme leurs enfants y allèrent de leurs applaudissements pour les 3 buts marqués. C'était le temps où l'on entretenait les relations humaines…
C.Lanier